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Jacques Stephane

Chaumier
à Genneville (14600)
Quartier Taveau
Tél. 02 31 81 38 34 / Fax 06 22 91 60 82
Atelier ouvert sur rendez-vous
S’il reste très peu de chaumiers en France, il est normal que le métier se perpétue en Normandie, région par excellence de la chaumière traditionnelle à pans de bois.

Maître artisan, Stéphane Jacques est le digne héritier d’une tradition familiale bien établie : à douze ans, il accompagnait son grand-père récolter la sagne dans les marais de Tancarville.

S’il admet que son métier exige une forte endurance physique et une capacité à travailler par tous les temps, il regrette pourtant de ne pas pouvoir former d’apprentis. « L’apprentissage implique trop de contraintes : un couvreur ne peut pas laisser un apprenti de 16 ans monter sur un toit à plus de 2,50 m de hauteur, à moins d’être équipé d’un harnais, d’un casque et de chaussures de sécurité ! Des conditions techniquement impossibles à appliquer », explique-t-il.

Cependant, comme Alexis, dix ans, l’un de ses trois fils, n’aime rien tant qu’accompagner son père sur les chantiers, la lignée des Jacques garde toutes les chances de se perpétuer…

Le métier de chaumier.


Le roseau destiné à devenir chaume est appelé sagne. La récolte commence en décembre ; le roseau est nettoyé, puis il est cerclé, calibré et mis en bottes.
Sur le faîte, on étend un mortier bâtard. On y plante des iris qui constituent une décoration originale, considérée comme inséparable de la notion de chaumière. À l’origine, pourtant, ces fleurs n’avaient pas d’autre but que de maintenir la terre en place.